CVC et basse consommation
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Collection Construction durable

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Points clés :

PAC air/eau en relève de chaudière

Installer une PAC air/eau en relève de chaudière

Enjeux

La mise en œuvre d’une pompe à chaleur air/eau en relève de chaudière existante, se justifie dans le cas d’une installation à eau chaude, qu’il s’agisse de radiateurs classiques ou d’un plancher chauffant.

Ces systèmes connaissent depuis quelques années un succès important, l’augmentation du coût des énergies fossiles permettant avec ce montage de diviser par deux, voire par trois les factures de  chauffage. Pourtant, la baisse régulière des crédits d’impôts, qui permettent d’alléger de façon sensible le montant de l’investissement, a pour conséquence de freiner fortement cette activité.

Les PAC air/eau de dernière génération peuvent prétendre à des rendements (COP) très élevés, jusqu’à 5 dans les meilleures conditions. Dans ce cas, un kilowatt dépensé pour faire fonctionner la pompe à chaleur, génère 5 kilowatts en production de chaleur. Ces performances sont à considérer comme un maximum, lorsque la différence entre la température intérieure et la température extérieure n’excède pas 10° C. Sur une saison de chauffe complète, le COP moyen s’établit le plus souvent entre 3 et 3,5.

Quelle que soit la qualité de construction et les performances d’une pompe à chaleur air/eau, ses performances se dégradent lorsque la température extérieure baisse, d’où l’intérêt, au moins théorique, de maintenir en service la chaudière en place. Elle prend alors le relais de la PAC lorsque celle-ci devient moins rentable, en général lorsque la température extérieure descend en dessous de + 7° C.

De ce fait, les PAC air/eau sont d’abord à retenir pour les régions tempérées, moins pour les régions froides. Dans les régions tempérées, et sous réserve de quelques jours de très grands froids, les installateurs ne sont pas partisans de faire appel à la chaudière pour des relèves de courte durée, même lors de températures extérieures inférieures à +7° C. Ils estiment en effet que la rentabilité de la chaudière est mauvaise dans ces conditions. Le temps de démarrage et de chauffe ne permet pas de compenser l’économie de consommation électrique faite au niveau de la PAC.