Gestion technique des immeubles en copropriété
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Collection Copropriété

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Points clés :

Isolation acoustique

L’isolation acoustique du bâtiment

Enjeux

La réglementation acoustique n’est pas excessivement contraignante pour l’habitat. Il faut attendre les années 1970 pour voir apparaître des exigences d’isolation acoustique entre les appartements, mais il n’existe toujours aucune exigence entre les pièces d’un même logement. Les utilisateurs sont pourtant de plus en plus sensibles aux agressions sonores, qu’elles proviennent de l’environnement extérieur, du voisinage ou de son propre espace de vie.

Pour espérer obtenir une diminution tangible des nuisances acoustiques entre appartements, il importe d’abord de bien cerner l’origine des troubles, de définir ensuite des choix techniques adaptés au contexte et au budget prévu, mais aussi de veiller à conserver un certain équilibre acoustique. Il est en effet illusoire de prévoir des vitrages très performants pour s’isoler des bruits extérieurs, si c’est pour ensuite percevoir les bruits de voisinage, qui étaient auparavant masqués par l’intensité sonore de la rue.

Quatre sources principales sont à l’origine des nuisances acoustiques :

  • les bruits aériens qui se transmettent au travers des murs mitoyens ou des cloisons ;
  • les bruits aériens, mais aussi les bruits d’impact (bruits de pas, chocs, etc.) qui se transmettent d’un plancher à l’autre ;
  • les bruits en provenance de l’extérieur (bruits de la rue, circulation routière, trains, avions, etc.) ;
  • les bruits d’équipements.

Pour le syndic confronté à des problèmes acoustiques, la tâche n’est pas simple au plan juridique et réglementaire. En effet, la plupart des traitements possibles concernent des parties privatives. Sauf pour les revêtements de sol dans certains cas de figure (voir étape 2), l’amélioration du confort acoustique d’une copropriété passe d’abord par la bonne volonté des différents copropriétaires.

Quel que soit le contexte, la qualité et la précision de mise en œuvre sont primordiales. Des doublages mal ajustés, des liaisons périphériques déficientes, des pénétrations trop nombreuses (canalisations, prises électriques, gaines de ventilation, etc.) peuvent fortement diminuer les performances obtenues en partie courante.