Dans le but de limiter l’élévation globale des températures à moins de deux degrés, la Convention-cadre des Nations unies sur le changement climatique (CCNUCC) fixe l’objectif de stabiliser la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Pour arriver à un tel objectif, les émissions mondiales doivent être divisées par deux d’ici 2050.
Pour atteindre cet objectif moyen, les pays industrialisés doivent au moins diviser par quatre leurs émissions, objectif retenu par la France avec la
loi n° 2005-781 du 13 juillet 2005
de programme fixant les orientations de la politique énergétique. À ce problème viennent également s’ajouter d’autres préoccupations, elles aussi directement imputables à une trop forte consommation énergétique, comme l’épuisement et le renchérissement des ressources énergétiques.
Ces problématiques poussent différents secteurs de l’économie à réfléchir à de nouvelles offres de biens et services « très basses émissions ».
En France, le secteur du bâtiment est responsable de 23 % des émissions directes de gaz à effet de serre (40 % au niveau mondial) et 45 % des consommations d’énergie finale.
En plus de ces deux problématiques, les bâtiments sont aussi à l’origine d’autres conséquences environnementales comme l’épuisement des ressources naturelles, la consommation d’eau, la production de déchets, l’eutrophisation des rivières, l’acidification des pluies, la production de déchets radioactifs, etc. (pour en savoir plus sur la prise en compte de ces impacts environnementaux, se référer aux fiches sur la méthodologie de l’analyse de cycle de vie (ACV) d’un bâtiment et la démarche d’écoconception en rénovation).