Enjeux- Étape 1 : Le champ application de l’assurance dommages-ouvrage (DO)
- Étape 2 : Le souscripteur de l’assurance dommages-ouvrage
- Étape 3 : Les responsabilités du maître de l’ouvrage en cas de non-souscription d’une assurance dommages-ouvrage
- Étape 4 : La durée d’application de l’assurance dommages-ouvrage
- Étape 5 : L’intervention de l’assurance dommages-ouvrage
Tout maître d’ouvrage faisant réaliser des travaux de construction par une entreprise doit souscrire une assurance dommages-ouvrage sous peine de sanctions pénales (loi Spineta du 4 janvier 1978).
Cette assurance obligatoire est souvent confondue avec la garantie décennale par les clients acquéreurs en Vefa (vente en l’état futur d’achèvement).
À quels travaux s’applique-t-elle ? Qui doit la souscrire ? Est-elle vraiment obligatoire ? Comment l’utiliser ? Combien coûte-t-elle ?
Étape 1 : Le champ application de l’assurance dommages-ouvrage (DO)
L’assurance dommages-ouvrage est la mesure phare de la loi Spinetta du 4 janvier 1978 depuis laquelle le sinistré n’a plus à supporter les frais des recours contre l’assureur des entreprises en cause et ces dernières sont considérées comme responsables de plein droit.
L’assurance DO, puisque c’est ainsi qu’elle est appelée dans la pratique, intervient sur tous les dommages de nature décennale.
« Tout constructeur d’un ouvrage est responsable de plein droit envers le maître ou l’acquéreur de l’ouvrage, des dommages, même résultant d’un vice du sol, qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou qui, l’affectant dans l’un de ses éléments constitutifs ou l’un de ses éléments d’équipement, le rendent impropre à sa destination ». C’est en ces termes que l’article 1792 du Code civil qualifie la responsabilité des constructeurs, au sens large, vis-à-vis de leurs acquéreurs.
L’assurance dommages-ouvrage interviendra donc sur tous les dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination.